samedi 9 avril 2011

Syndrome tout inclus

 J'essaye de faire un peu la part des choses, de m'dire que c'est pas tout le monde qui peut pis qui veut voyager comme je l'fais, avec un pack-sac pis un wok en bécik à gaz, mais bout de viarge que le resort et le concept du tout inclus commence à me pomper l'air.
Bon je comprend parfaitement que quand on travaille 50 semaines par année de 9 à 5, on a juste le goût d'aller s'échouer sur une beach, enfiler un costume de bain minuscule avec une couple de rhum ou de cerveza mucho frio, pis pogner un coup de soleil pendant qu'on fait semblant de lire un bon livre en zieutant les beaux body caché en arrière de nos lunettes fumées.
Le problème avec c'te formule là c'est que c'est fait en sauvage. Y en a encore qui pensent que c'est du tourisme et que ça profite à l'économie locale des pays sous développées; ben BULL SHIT!
J'en ai pas encore vu un tabouère de resort qui participe à l'amélioration des conditions de vies des populations locales. Ça profite toujours aux promoteurs et à ceux qui investissent là-d'dans comme taxes shelters. Que ce soit en Égypte, à Cuba ou en Thaïlande c'est une vrai catastrophe écologique et économique ces affaires-là.
Premièrement on remarque que ça se passe majoritairement dans des pays où le gouvernement se contre-crisse de la population locale et empoche un beau motton pour céder un grand boute de plage pour un bail de 100 ans au moins. Si le projet fini par être complèté (plusieurs sont abandonnés parce que le montage financier a pété quand un des investisseurs s'est faite pogner par l'impôt ou la police de son pays) les employés, qui parlent anglais et qui viennent principalement de la plus grande ville du pays et sont des amis des amis des amis de la figure locale. Ceux qui ont participé à la construction finissent de temps en temps par être payé. Quand vient le temps de l'explotation à proprement parler, les touristes sont ramassé à l'aéroport en autobus et amenés directement au resort situé immanquablement entre 5 et 20 kms du village le plus proche, des fois plus. Là, tout a été prévu! Vous allez pouvoir manger des hamburgers au crevettes pis d'la salade de fruits exotiques au super buffet all you can eat.
Les tites boutiques de produits typiquement locaux (tapis, foulards, épices, bibelots, presque tous fabriqué en Chine maintenant) juste assez loin pour que ça aille l'air fabriqué à la main par la p'tite fille de 8 ans qui est toute barbouillé pis qui fait dont pitiée!!! Rendu à ce point là, vous pouvez même barguiner un peu, beaucoup même si vous êtes un peu gratteux(ses)...ou si vous voulez montrez à vos amis LE DEAL que vous avez réussi à avoir! Les plus aventuriers vont prendre un taxi ou un autobus avec les locaux jusqu'au vrai village pour prendre un verre payé le double du prix habituel pis laisser un tip exorbitant.
Au bout du compte y a pas un maudit local qui en tire quoi que soit si ce n'est le "notable" du village qui a pris sa cote au passage.
Après vos 2 semaines de vacance, vous allez avoir généreusement donné votre $2000 à 3 entreprises qui vont distribuer ça à leur p'tite gang, pis un p'tit peu d'intérêts versés aux petits investisseurs (fonds communs quelconque).
Pendant ce temps-là la population locale c'est faite expulser de la hutte au bord de la mer que leurs ancêtres occupaient depuis quelques centaines d'années pis le promotteur local a fourni la brique pour qui se construisent eux-même un bunker avec de l'eau pis de l'électricité : WAOW! le progrès!
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Sans avoir à vous casser le bécik ben ben, y a encore moyen de voyager intelligemment pour arrêter l'hémorragie déclenchée par le gringo à bédaine en speedo et sa dulciné en gougounes et paréo.
Règle générale les formules écolodge ont tendance à avoir une approche plus harmonieuse avec la population et l'environnement.
Encore mieux, c'est un Lonely Planet avec un billet d'avion : je vous garantis des vacances inoubliables, très très reposantes même, si c'est c'que vous voulez...

3 commentaires:

  1. Bravo c'est ce que j'appelle une vrai lettre ouverte a faire circuler.

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  2. Ouf, j'essaie de ne pas le prendre trop personnel...

    Ta réflexion est tout de même fort à propos!

    Amitiés quand même !

    Guy

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  3. Après un voyage en voilier dans les Bahamas, à l'âge de 24ans, j'ai passé 3 jours à Nassau avant de reprendre mon vol...je t'épargne les détails des propositions que j'ai eu...Même avec toute la compréhension du monde (que j'étais loin d'avoir à cette époque) et encore aujourd'hui, je garde un souvenir amer de cette expérience, les échanges avec les locaux étant impossibles sinon choquants...

    Evelyne

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